Hillary Clinton encourage ses
partisans à apporter leur soutien à Barack Obama (La deuxième journée de la Convention nationale du parti démocrate à
Denver)
Denver - « Il est temps de reprendre possession du pays que nous aimons », a déclaré Hillary Clinton, ancienne candidate à l'élection présidentielle, lors du discours qu'elle a prononcé le 26 août
à la Convention nationale du parti démocrate.
Elle a dit à ses partisans et à ceux de Barack Obama, qui est le candidat présumé du parti démocrate à la présidence : « Nous faisons partie de la même équipe, et aucun d'entre nous ne peut pas ne
pas prendre position. Que vous ayez voté pour moi ou par Barack, il est temps maintenant de s'unir pour former un parti uni qui a un but unique (...) C'est une lutte pour l'avenir et c'est une
lutte que nous devons remporter. »
Sénatrice de l'État du New York et première candidate à la présidence qui ait eu des chances de l'emporter dans l'histoire des États-Unis, Mme Clinton a parlé du 88e anniversaire du XIXe amendement
à la Constitution qui avait donné le droit de vote aux femmes. Elle a reçu presque autant de suffrages que M. Obama lors des élections primaires du parti démocrate, mais ce dernier a obtenu le
soutien de la majorité des délégués et des superdélégués, ce qui lui garantit d'être investi par son parti comme candidat à la présidence.
Depuis que Mme Clinton a mis fin à sa campagne électorale en juin, les politologues aussi bien que l'ensemble des Américains se sont demandé si ses partisans voteraient en faveur de M. Obama. Avant
la convention du parti démocrate, les politologues estimaient que son discours constituerait une occasion importante d'unir ce parti.
Les délégués à la convention, dont un grand nombre s'est engagé à voter en faveur de Mme Clinton, ont montré leur soutien à son égard en arborant des macarons, des T-shirts, des chapeaux et des
pancartes portant son nom. D'autres agitaient des pancartes sur lesquelles figurait le mot « Unité ».
Une des délégués représentant les démocrates à l'étranger et qui s'est engagée à voter en faveur de Mme Clinton, Jo-Ann White, arborait des macarons ornés du nom de Mme Clinton. Elle a déclaré à
America.gov que depuis le début de la convention elle avait porté des macarons ornés du nom de M. Obama, mais que ce soir-là c'était le soir de Hillary.
Tout comme de nombreuses autres personnes qui ont pris la parole le deuxième jour de la convention, Mme Clinton a critiqué avec force le candidat républicain à la présidence, John McCain. Tout au
long de la soirée, des délégués brandissaient des pancartes disant « Avec McCain, on ne changera rien », ce qui faisait allusion à la politique du gouvernement Bush.
Mme Clinton a remercié ses partisans, en déclarant qu'ils avaient écrit avec elle une page d'histoire. « Vous n'avez pas travaillé aussi dur au cours des dix-huit derniers mois (...) pour souffrir
davantage à cause de dirigeants qui échouent. Il n'en est pas question. Il ne faut pas élire McCain. »
« Il est normal que George Bush et John McCain soient ensemble la semaine prochaine (pour la convention républicaine) dans les villes jumelles de Minneapolis et de St. Paul (Minnesota) car à
l'heure actuelle il est difficile de les distinguer. »
À propos de l'avenir du pays, Mme Clinton a fait remarquer que le prochain président aurait de nombreux problèmes à résoudre, notamment la perte d'emplois au profit de l'étranger, la hausse des
prix et l'éclatement de conflits à l'étranger. M. Obama, a-t-elle dit, s'attaquera à ces problèmes et à d'autres d'envergure mondiale.
« Nous n'avons pas une minute à perdre ni un vote à négliger, a-t-elle dit. Rien de moins que le destin de notre pays et l'avenir de nos enfants sont en jeu. »
L'ancien gouverneur de la Virginie prononce le discours-programme
Ancien gouverneur de la Virginie et candidat à un des deux sièges de sénateur de son État, Mark Warner a prononcé le discours-programme de la convention, qui portait sur l'avenir du parti démocrate
et sur celui du pays.
« La compétition la plus importante de notre génération a commencé, a-t-il dit. Il ne s'agit pas de la campagne pour la présidence, ni de la campagne pour le Congrès, mais de la compétition pour
l'avenir.
« On ne la remportera pas avec des idées anciennes et avec les divisions du passé. On ne l'emportera pas non plus avec un président qui est enlisé dans le passé. Il nous faut un président qui
comprend le monde d'aujourd'hui, l'avenir que nous souhaitons et les changements dont nous avons besoin. »
« En ce moment décisif de notre histoire, il ne nous est donné qu'une seule chance pour réussir », a-t-il dit en soulignant la nécessité de réduire la dépendance du pays envers le pétrole étranger,
de faire face au réchauffement climatique, d'améliorer l'accès à l'assurance maladie et à l'enseignement et de reformer des alliances.
« Quel candidat comprend ces possibilités et quel candidat sait que nous n'avons pas quatre ans de plus à gaspiller ? C'est Barack Obama. »
C'est en général un nouveau responsable du parti démocrate à l'avenir prometteur qui prononce le discours-programme. Lors de la convention de 2004, c'est M. Obama, alors candidat à un siège de
sénateur, qui a prononcé ce discours. Un autre raison du choix de M. Warner tient peut-être au fait que, pour la première fois depuis des décennies, la Virginie devrait figurer parmi les États qui
auront une influence décisive sur l'élection présidentielle.
Le rôle à venir de Mme Clinton
L'ancien porte-parole du gouvernement du président Bill Clinton, M. Joe Lockhart, a déclaré au Centre d'accueil de la presse étrangère du département d'État, le 26 août, que le discours de Mme
Clinton constituait une occasion de rendre hommage à ses partisans et à tout ce qu'ils avaient fait pour créer un moment d'importance historique dans la vie politique américaine.
« Je suis certain, a-t-il dit, qu'à la fin de la convention on verra un programme très détaillé et très positif en faveur du changement élaboré par les nombreux collaborateurs de Barack Obama et
par Barack Obama lui-même. On verra aussi combien le choix sera clair. »
Après la convention, la priorité de Mme Clinton devrait être, selon lui, de faire élire Barack Obama et son colistier Joe Biden, de retourner au Sénat et d'aider MM. Obama et Biden à promulguer les
lois qui contribueront à améliorer la vie des travailleurs américains et des membres de leur famille.
Par Michelle Austein ( le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat.) Site Internet : http://www.america.gov/fr/)